Sème la culture

Franz BARTELT

D'origine polonaise, la famille Bartelt s'installe dans les Ardennes, la région d'Arthur Rimbaud. Un endroit prédestiné pour le jeune Franz qui apprend à lire dans les romans policiers que dévore sa mère, et commence à écrire à l'âge de treize ans. Un an plus tard il quitte l'école et gagne sa vie en enchaînant les petits boulots. A dix-neuf ans, il entre dans une usine de transformation de papier, un autre lieu symbolique pour l'écrivain qu'il est en passe de devenir. En 1980, il s'installe dans la vallée de la Goutelle , près de Charleville-Mézières, et se consacre à l'écriture. Pendant cinq ans de labeur au rythme des trois-huit, il aligne deux volumes par an sans se soucier de se faire publier. C'est à partir de 1985 qu'il fait de l'écriture son unique moyen de subsistance. Poète, nouvelliste, dramaturge et feuilletoniste, il donne également huit pièces de théâtre à France Culture et des chroniques estivales à L'Ardennais. A partir de 1995, il connaît la consécration avec la publication de ses romans, tous applaudis par la critique et certains sélectionnés pour les prix littéraires, (' Les Fiancés du paradis', 'La Chasse au grand singe', 'Le Costume', 'Les Bottes rouges', 'Le Grand Bercail' et 'Terrine Rimbaud').

Les vaches sont des bestioles pour lesquelles j'ai de la sympathie, pas seulement parce qu'elles symbolisent la fertilité, mais aussi parce qu'elles passent le plus clair de leur vie dans une impassibilité confiante qui est l'attitude philosophique majeure.Dans mon enfance, j'ai souvent et longtemps observé ces mammifères que l'ironie populaire a trop facilement associés aux chemins de fer. Est-il avéré, d'abord, que les vaches regardent passer les trains ? Rien n'est moins sûr. Ce sont des assertions d'amateurs de sensations ferroviaires. Les voyageurs laissent glisser leur regard le long du paysage. De temps à autre, ce regard croise l'immobilité d'un troupeau de vaches. Comme les voyageurs bougent et que les vaches ne bougent pas, les premiers pensent que les secondes ont cessé toutes leurs activités pour regarder passer le progrès sur ses rails.

Franz Bartelt
(Plutôt le dimanche, Edition Labor)




Médéric COLLIGNON

Né le 6 juillet à VILLERS-SEMEUSE

Apparu dans le paysage du jazz français à l’orée des années 2000 comme un feu-follet, survolté et imprévisible, Médéric COLLIGNON a imposé sa folie douce et son hyperactivité musicale en peu de temps. S’affirmant comme élément essentiel d’orchestres de grande taille, il s’est révélé également dans de petites formations où, outre ses talents de trompettiste, éclatent sa verve improvisée, ses expérimentations vocales et électroniques dont le jazz n’est qu’une composante dans une explosive collision de styles.

Originaire des Ardennes, il débute l’apprentissage de la trompette à l’âge de cinq ans. Elève au Conservatoire de CHARLEVILLE-MEZIERES à partir de 1984, il suit l’enseignement d’un professeur libéral qui encourage sa curiosité et, déjà, sa soif d’expérimenter. Sa découverte du jazz se fait de manière transversale, empruntant à l’histoire de manière désordonnée, au contact d’autres musiques qui vont du funk à Olivier MESSIAEN en passant par le hard-rock et le jazz-rock. De cette assimilation arnachique mais raisonnée naîtra un style qui emprunte délibérément à des sources hétéroclites et dont les références tiennent davantage à des « figures » emblématiques (Louis ARMSTRONG, Miles DAVIS, Don CHERRY, pour ne citer que des trompettistes) plutôt qu’a un apprentissage académique des genres. Diplômé du Conservatoire de NANCY en 1989, Médéric COLLIGNON est d’abord actif en Lorraine, aussi bien dans des groupes de Nouvelle-Orléans locaux que dans des formations de jeunes musiciens contemporains comme l’ensemble Kassalit du saxophoniste Philippe LEMOINE (1996) ou Emil 13. Le cornet à pistons, qu’il a préféré à la trompette dès 1989, s’impose comme un instrument qui lui convient, tant par le timbre, riche et plein, que par la position qu’il requiert du corps. La découverte du cornet de poche renforce ce choix par la suite, d’autant que celui-ci entretient une proximité avec la voix et que sa forme compacte, aux allures de jouet, accentue la dimension ludique et fantaisiste que dégage son jeu.

Installé à PARIS à partir de 1997, COLLIGNON se fait remarquer au sein de l’Orchestre national de jazz dirigé par Paolo DAMIANI et devient une pièce maîtresse de différentes formations dans lesquelles est appréciée sa double compétence de soliste et d’interprète : le jazztet de Bertrand STRUBER, le Méga Octet d’Andy EMLER, le Sacre du tympan de Fred PALLEM… En 2002, Claude BARTHELEMY fait appel à lui lorsqu’il constitue son second ONJ. Médéric COLLIGNON impose son originalité tant au cornet, virevoltant d’un style à l’autre avec une aisance caméléonesque, qu’à la voix, qu’il déforme, amplifie, module à l’aide d’un appareillage d’effets électroniques et de techniques extra-européenes, dont l’amplitude va de murmure jusqu’au cri strident. Sa polyvalence et l’étendue de son imagination, l’engagement dont il fait preuve dans l’instant et sa disponibilité, sa conscience aiguë des enjeux de l’improvisation et son ambition iconoclaste à dépasser les clivages de genres l’amènent à fréquenter tant de « grands aînés » du jazz français (de François JEANNEAU à Claude BARTHELEMY en passant par Michel PORTAL et Denis BADAULT) qu’à essaimer son talent dans une nébuleuse de groupes, formés dans les squats et les lieux « alternatifs » de la capitale, dont la plupart gravitent autour des labels Chiefs Inspector et Yolk. Elément essentiel du Napoli’s Walls de Louis SCLAVIS, il est aussi l’un des têtes chercheuses du collectif Slang qui fait feu musical de tout bois.

En solo, dans des performances improvisées à l’aide de dispositifs électroniques qui lui permettent de s’enregistrer lui-même en temps réel, en duo avec le batteur Philippe GLEIZES, en trio avec le contrebassiste Paul ROGERS et le guitariste Maxime DELPIERRE, avec son quartet Jus de Bocse, il embrasse le champ des possibles tous azimuts, avec une urgence inépuisable et un investissement de l’instant qui, par-delà sa dimension théâtrale et son expressionnisme, n’est pas sans receler une discrète mélancolie.

Vincent BESSIERES




Hervé TONGLET

Sculpteur statuaire né à Laifour, il réalise son apprentissage à l'âge de 14 ans dans un atelier de modelage. Il deviendra ensuite l'élève du Sculpteur Elie BADRE, Meilleur Ouvrier de France, formé à Paris en 1920 par les Maîtres BOUCHARD et LANDOWSKI. Fort de ses racines ardennaises, de son itinéraire « de la fonderie à l'art », il a créé différentes oeuvres bien connues dans le département : le monument de Brognon, la statue d'Arthur Rimbaud, d'Arduenna ou des Dames de Meuses pour ne citer qu'elles.

Hervé Tonglet maîtrise toutes les étapes de la création : choix de la pierre, dessin, modelage, moulage, fonte, patine et ciselure...Il travaille différentes matières :  pierre tendre, marbres, granit, carrare, pierre bleue de Givet ... .

En France comme à l'étranger, les oeuvres de l'Artiste ont su conquérir un large public : nombreuses expositions, acquisitions d'oeuvres par des personnalités...

« Je pratique un Art vulgaire car figuratif,
je suis de l'âge de pierre comme mon frère primitif
je tends vers l'essentiel
et Dieu sait si l'autel sur lequel je repose
me juge et en dispose »

Hervé Tonglet




Christophe LOISEAU

Parrain du 4ème Festival à la ferme en 2008.

Christophe LOISEAU est né à Charleville-Mézières le 29 juin 1968. Il est photographe professionnel depuis 1993. Il a effectué de nombreux voyages en Europe, en Inde et en Amérique du Sud qui se révèlent être sa véritable école en photographie. Il travaille dans de nombreux domaines de la photographie (portraits, spectacle, réalisation de scénographie en image, installation photographique, animation d’atelier photo). Il est photographe pour l’Institut International de la marionnette de Charleville-Mézières et collabore régulièrement avec des compagnies théâtrales.

Derniers travaux

2008 T’emmènes quoi ?
Réalisation d’une série de portraits des élèves de l’Ecole Supérieure des Arts de la Marionnette et d’une installation spectacle en collaboration avec Philippe Montémont.

2007 In 1 et 2
Réalisation d’une installation photographique (projection vidéo) à partir des textes de Gilles Clément sur le thème du Jardin planétaire avec la compagnie Skappa ! à Marseille .

2007 Les traversées
Exposition et édition d’un livre aux éditions "Passage du nord-est" sur le thème de l’ailleurs : plusieurs voyages dans le département des Ardennes avec ce motif : ailleurs, c’est ici.

2007 La blessure de l’ange
Réalisation d’une scénographie en images pour le spectacle «La blessure de l’ange» de Patrick Kerman mis en scène par Emmanuel Jorand-Briquet (Eclats d’Etats).

2006 Moitié-moitié
Réalisation des photographies et mise en oeuvre de la projection pour le spectacle Moitié-moitié de la Compagnie Skappa (Marseille).Réalisation d’une série de portraits des élèves de l’Ecole Supérieure des Arts de la Marionnette et d’une installation spectacle en collaboration avec Philippe Montémont.




Yves Kretzmeyer

  • Yves Kretzmeyer, parrain 2010

Raconteux d’histoires...
Ardennais de naissance et de souche (comme son nom ne l'indique pas), habite depuis toujours Angecourt, un petit village du Sedanais. Né, comme tout le monde, le jour de sa naissance (8 février 1927) sous le signe du verseau. Certificat d’études primaires à 12 ans, baccalauréat à 18 ans, permis de conduire à 35 ans, brevet de natation à 45 ans.

Activités récréatives

D'abord auteur de bandes dessinées, dont la série des 'ARTHEMISE'.
Puis comédien amateur dans la troupe théâtrale du Cercle Pierre Bayles.
Il est devenu tout naturellement conteur, ou plutôt « raconteux » d'histoires.
Histoires tirées en partie de ses BD qui recréent la vie de son village au milieu du 20ème siècle où se côtoient des personnages typiques et hauts en couleurs, souvent truculents mais aussi tendres, toujours avec humour et un brin de poésie.
Participant au Festival à la Ferme depuis sa création, c'est la rencontre entre les deux cultures, l'alimentaire et l'intellectuelle, qui l'a séduit. En effet, pour lui, amener l'art dans une ferme permet de créer le contact et l'échange avec le public et de lui faire découvrir et apprécier différentes activités artistiques dans une ambiance détendue et conviviale. Autrement dit, "Sème la culture", c'est à la fois de l'art et du cochon !

Pour cette 5e édition ardennaise, ouvrez grand vos oreilles ! Du 18 au 26 septembre, les onze fermes vous invitent à écouter des histoires… des contes, légendes ou récits improvisés, des histoires pour petits et grands, des histoires à faire peur ou pour rêver ou encore pour rire.

Yves Kretzmeyer sera à Floing :

- Samedi 18 sept : Acteur et auteur de « L’elixir d’amour » théatre avec Le Cercle Pierre Bayles (21h)
- Dimanche 19 septembre : Raconteux d’histoires et contes ardennais 15h

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